Le Tamia de Sibérie est un petit rongeur de la famille des Sciuridés dont l’aire de répartition s’étend de Russie, en Mandchourie, Mongolie, Chine, Corée du Nord, Corée du Sud jusqu’au Japon. Il y vit dans des habitats divers bien que majoritairement forestiers.

Il a commencé à être importé dans les années 60 de Corée du Sud (d’où son surnom d’Écureuil de Corée) comme animal de compagnie. Il a alors inévitablement fini par être introduit dans l’environnement, de manière indirecte (via les échappées d’élevages) et directe par les prioritaires de ce NAC.

La Picardie faisait partie des deux régions dans lesquelles on observe le plus de populations de tamia en France. En 2011, on recensait ainsi 11 populations dont 8 en Ile de France et 3 en Picardie. 3 de ces dernières ont fini par disparaitre du fait de leur faible effectif (vers 2017), pendant qu’une autre population s’installait en Isère.
En Picardie, les 3 populations étaient alors réparties entre la Somme et l’Oise. La première observation date de 1992 à Brie (d’après la base de données Clicnat) dans la Somme. Cependant, le tamia devait déjà être présent bien avant cela puisque un article scientifique cite qu’une population de la Somme, à Villers-Carbonnel, est issue d’une trentaine d’individus échappés d’un élevage en 1984. C’est d’ailleurs la seule population échappée d’un élevage dans le milieu naturel (Chapuis, J-L, 2005).

En juin 2020, d’après le MNHN, 7 populations étaient bien établies en France. On les observe dans ces sites :

– la Forêt de Sénart (91,77)
– la Forêt de Meudon (92)
– le parc Henri Sellier (92)
– le Bois de Boissy (95)
– la Forêt de Versailles (78)
– le Bois de Verneuil-sur-Seine (78)
– la Forêt de la Haute-Pommeraye (60)

Une autre population était toujours en voie d’établissement à Echirolles (38). Toutes les populations de Tamia habitant dans les sites cités ci-dessous sont issus de quelques introductions d’individus dans le milieu naturel. Leur acclimatation et leur reproduction ont depuis mené à des populations viables.

Le Tamia de Sibérie est à présent inscrit sur la liste des espèces exotiques envahissantes préoccupantes pour l’Union européenne en application du règlement européen n°1143/2014 ainsi que dans l’arrêté du 14 juillet 2018 relatif à la prévention de l’introduction et de la propagation des espèces animales exotiques envahissantes sur le territoire métropolitain. Toute utilisation de l’animal est donc à présent interdite. Cela signifie qu’il est prohibé de le vendre, de le mettre en vente, de l’acheter, de l’échanger, de le transporter, de le détenir et de l’introduire dans le milieu naturel.

L’impact sanitaire du Tamia apporte l’attention des médias. Suite à la parution de l’article « Vecteur de la maladie de Lyme, l’écureuil de Corée pullule dans des forêts de l’Oise et d’Île-de-France » sur leparisien.fr le 10 janvier 2022, un nouvel article a été publié dans Le Point intitulé « Forêts : pourquoi il faut se méfier de l’écureuil de Corée ». Ce dernier est accessible >>ici<<.